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2017 : 6 ans pour la MDA 34 - Un succès qui a son revers

Evidemment, comment ne pas se féliciter d'une augmentation forte de nos accueils avec une progression du nombre de jeunes concernés : + 42 % (nous passons de 1178 à 1677 jeunes) ?
La forte poussée de fréquentation se constate à Montpellier, avec l'ouverture à Béziers d'un second établissement, sur les permanences locales mais aussi par un plus grand nombre de médiations éducatives et culturelles proposées. Si les subventions augmentent (de 550 à 680 K€), elles ne couvrent pas suffisamment la croissance. Nous savons aller chercher des financements divers pour compléter nos missions. Mais ne pouvons compenser les dotations-socle indispensables. C'est aujourd’hui notre principal défi ! L'ouverture de l'établissement de Béziers est assez emblématique de la situation. De fortes sollicitations, des activités qui montent en flèche. Mais les financements sont partiels et l'insuffisance de moyens humains met à mal des équipes.

Tout en restant très généraliste, la MDA est amenée à ouvrir des champs de spécialités multiples : radicalisation, jeunes migrants, actions de prévention sensibilisation, décrochage, cultures numériques... Une politique de conventionnement pour structurer et amplifier des partenariats est aussi à l’œuvre pour donner un cadre à ces évolutions. L'Agence régionale de santé élabore, au moment où nous rédigeons ce rapport, un audit complet à la fois sur les MDA dites de deuxième génération mais aussi d'autres réseaux complémentaires. Même si tout nous encourage à poursuivre, nous ne pourrons y répondre que par la synergie des acteurs institutionnels. Notre action est au croisement de nombreuses politiques publiques, c'est ce qui lui donne force, cohérence mais pour une part sa fragilité. Les perspectives sont alors toute tracées Stabiliser des financements socles pour préserver aussi des capacités d'innovation Consolider le travail en plate-forme coopérative (à Béziers notamment) et sur des thématiques sensibles comme les dérives radicales, les jeunes migrants, la parentalité. Développer au plan régional des activités de formations professionnelles trans-sectorielles. Nous avons les compétences pour répondre à ce besoin fortement exprimé. Garder la spécificité du lien entre le sanitaire et le social. Mieux éclairer les politiques publiques. Aller vers le public (numérique, mobilité des équipes, quartier prioritaires de la ville).

 

 

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